Les
Mécaniques Savantes
 
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Dernière mise à jour le mercredi 25 novembre 2009.

Rappel du projet :
Cette création de François Delarozière (mise en scène) et Dominique Malan (mise en musique) s’adresse au public d’une ville toute entière. Ce spectacle est un puzzle dont les pièces principales sont les « Mécaniques Savantes », des machines monumentales en mouvement dans la ville. Il ne s’agit pas ici de reproduire ou d’imiter le vivant, mais d’inventer un genre nouveau, celui des mécaniques vivantes. Les images du spectacle naissent du mouvement, de la confrontation des machines entre elles, de leur interaction sur l’environnement. Les manipulateurs, les engins, les animaux, les musiciens et les danseurs se croisent, s’affrontent et s’accordent. Cet ensemble forme le Grand Théâtre des Machines.

Les Mécaniques Savantes ont été présentées pour la première fois à Liverpool (Capitale Européenne de la Culture) en septembre 2008, avec une araignée géante et de multiples machines à effets. D'autres Mécaniques Savantes verront le jour au fil des cités parcourues sous réserve de trouver les coproducteurs et partenaires nécessaires à ce projet d’envergure.


un croquis de François Delarozière

Précisions personnelles :
Ce projet monumental est le premier pour lequel La Machine n'est pas "au service" d'une autre organisation comme Royal de Luxe (pour les géants) ou les Machines de l'île à Nantes (pour le Grand Eléphant, le manège des Mondes Marins et l'Arbre aux Hérons). Le nom de La Machine apparait enfin en tête d'affiche. Ce projet des Mécaniques Savantes évoluera au gré des présentations tant au niveau des machines à construire que du déroulement du spectacle en fonction de ce que les lieux inspireront à François Delarozière et son équipe ainsi que du financement obtenu.
 
Sur le même sujet :

ACTE I : Liverpool (Angleterre) du 3 au 7 septembre 2008
 

ACTE II :  Yokohama (Japon) du 16 au 19 avril 2009
 

un dessin trouvé sur le blog Hatena Fotolife (il n'y a pas d'affiche officielle semble-t-il)

Les Demoiselles de Yokohama

Seconde ville du Japon, Yokohama est située au centre de l’Ile de Honshû, sur les rives du Pacifique.

A l’origine petit port de pêche, son destin va basculer au XIXe siècle.

En juillet 1853, une flotte américaine sous les ordres du Commodore Matthew Perry accoste à Uraga. Ce dernier apporte une missive du Président des Etats-Unis Millard Fillmore pour l’Empereur du Japon, demandant une ouverture au commerce international. Il quitte le pays, promettant de revenir l’année suivante pour la réponse. De retour en 1854, le traité Kanagawa est signé, ouvrant les ports de Shimoda et Hakodate aux navires américains.

 
Matthew Perry

Durant l’année 1858 sera signée une série de traités d’amitié et de commerce avec les puissances occidentales, le 9 octobre pour la France, autorisant leurs navires à accoster dans six ports. Les droits commerciaux pour les échanges extérieurs seront transférés en 1859 à Yokohama. Ainsi commença la transformation qui devait faire d’un village un des ports les plus réputés du monde.

Cent cinquante ans plus tard, de nombreuses festivités vont commémorer l’événement : Yokohama 150.

Une mascotte très sympathique est créée : Tanemaru. Elle personnifie l’esprit du Japanese Cinnamon tree, témoin de l’arrivée de la flotte américaine et représente une graine sur un navire prêt à mettre les voiles vers un futur heureux.  

                   
Y150                                                                                                 Tanemaru

Pour la première fois, la « Compagnie La Machine », l’association de François Delarozière s’envole vers le pays du soleil levant. Dans ses bagages, deux araignées.

La première, la « Princesse » est déjà une star, elle a enchanté la ville de Liverpool en septembre 2008 et a laissé un souvenir inoubliable. La deuxième est la petite surprise ! Enfin plutôt une surprise de taille. Ses mensurations approximatives : douze mètres de haut, vingt mètres d’envergure et la bagatelle de quelques trente-cinq tonnes ! Pas réellement une chance de passer inaperçue !

La prestation  des arachnides va se dérouler en deux parties : un spectacle de quatre jours, du 16 au 19 avril, puis la présence permanente de l’une d’entre elles dans la Bayside Area du 28 avril au 27 septembre 2009.

Travail de fourmi pour essayer de décrypter à travers les écritures syllabaires ou les logogrammes les aventures nippones des deux héroïnes. L’heureux sésame  en Katakana : ラ・マシン  va permettre en deux temps et trois (voire beaucoup plus) mouvements d’ouvrir la mystérieuse boite virtuelle !

Autre lieu, nouvelle histoire. C’est d’un cocon posé sur la mer que va jaillir la « Princesse ». Toutes pattes dehors ! Elle va effectuer des balades en solitaire, affronter de multiples intempéries produites par les machines à effets, pluie, neige, fumée, feu…

Yokohama n’aura pas d’affiche conçue par Stéphan Muntaner, mais l’accompagnement musical, comme à Liverpool est confié à Dominique Malan. Les musiciens sont de nouveau juchés sur des nacelles au sommet de bras tentaculaires. Par moment, il est facile de reconnaître quelques variations et déclinaisons de la Symphonie Mécanique.

« Nous sommes deux sœurs jumelles, nées sous le signe des Gémeaux ». En effet, lors de leur rencontre, comme les Demoiselles de Rochefort, elles semblent quasi identiques à première vue, mais en y regardant de plus près, elles ont de petites particularités bien personnelles. Les yeux, la morphologie, la couleur du bois…

Les jours suivants, chacun assistera à un ballet arachnéen, les danseurs faisant corps avec les pattes de la machine, chorégraphie parfois aérienne ou aquatique sur fond de Red Brick Warehouse, d’Hôtel Intercontinental en forme de voile, de Landmark Tower, la plus haute tour du Japon et de la Grande Roue, véritable toile d’araignée moderne qui la nuit venue scintille de mille lumières.

C’est sous une profusion d’effets spéciaux en tous genres et particulièrement flamboyants que s’achèvera l’aventure japonaise  de la « Princesse » et « Spider 2 ».

Cette dernière va rester 153 jours sur place et déambulera quotidiennement, tandis que sa grande sœur retourne en hibernation en France. Deviendra-t-elle « Oujo 2 », petit nom affectueux que pourraient lui donner les Japonais ?

C’était la première fois qu’un spectacle de rue d’une telle ampleur avait lieu au Japon, et les spectateurs surpris et ébahis ont répondu présent. Saluons une fois encore les prouesses et la virtuosité de toute l’équipe de « La Machine » qui a émerveillé petits et grands avec talent et originalité, comme de coutume.

La prochaine étape des « Mécaniques Savantes » et du « Grand Théâtre des Machines »  est à ce jour inconnue. Après le Royaume-Uni et le Japon, pourquoi pas une ville française ?

Marie-Christine Broussart (mai 2009)


une bannière trouvée sur un site japonais


ACTE III : ?

Rappel du projet : ... D'autres Mécaniques Savantes verront le jour au fil des cités parcourues sous réserve de trouver les coproducteurs et partenaires nécessaires à ce projet d’envergure. Dans le carnet de croquis paru en 2009, François Delarozière évoque des chameaux et des coqs géants ... Wait and see ...


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